"Les oiseaux, les gens, les fleurs entrent chez moi comme dans un moulin et tourbillonnent aux quatre coins de mes murs. Ils forment un paysage insaisissable, toujours en mouvement. C'est avec fidélité, ce que je veux peindre. Ce paysage intérieur et bordélique que la vie me donne. Des têtes de géants, comme des totems, me cachent l'horizon. De la nature à profusion, jamais morte. De la peinture qui coule.

Je fais un rêve, une petite réalité entre la Grande et les nuages. Avec le fusain noir, un bout de papier, le craft magnifique, de la peinture au pinceau, sur les doigts, toutes les couleurs et la toile blanche, objet de mon désir, je bricole dans mon jardin un autre jardin.Si je ne le peignais pas, je le danserais, je l'écrirais sur le sable d'une plage, ou je le crierais n'importe où, comme les fous." ...

Lucile Saurel